La présence de Société Générale à Copenhague montre sans nul doute que le secteur bancaire est de plus en plus concerné par l'impact de ses activités sur l'environnement. Cette présence participe à la politique de sensibilisation sur les enjeux climatiques pour les collaborateurs. Par ailleurs, la banque est de plus en plus impliquée dans la solution au changement climatique. En effet, elle sert d'intermédiaire dans les outils créés par les négociations, typiquement les marchés carbone et les autres outils qui seront nécessaire aux financements de l'atténuation et de l'adaptation des pays. Par exemple, le financement de technologies plus propres en carbone.
Dans ce contexte, Société Générale attend d'une telle Conférence qu'un accord clair et précis sur les différents enjeux soit obtenu. Sur les engagements à moyen et long terme de l'ensemble des pays, sur les mécanismes de financement (rappelons que la France propose de taxer les flux financiers pour alimenter les fonds climats), sur les outils mis en place qui permettront à chacun de respecter leur engagement (marché de quotas, évolution du mécanisme de développement propre, transfert des technologies, traitement des forêts, etc.). Les sujets qui pourraient intéresser la banque à un titre ou à un autre ne manquent pas.
Aujourd'hui, les négociations avancent peu car la finalité des négociateurs est de tenir une certaine cohérence des textes en attendant l'arrivée des chefs d'Etats qui devront s'accorder sur deux points essentiels : le niveau des engagements et la structure des financements. Lorsque ces points seront tranchés, les choses seront sans doute plus faciles.








